Le jardin météorologique

Philippe Rham

Pays du projet

France

Statut du Lauréat

Professionnel

La ville contemporaine est confrontée à trois défis majeurs aujourd’hui. Les épisodes de canicules estivales que viennent renforcer l’effet d’îlot de chaleur urbain, la pollution de l’air aux particules fines et le réchauffement climatique. Ce dernier phénomène est celui auquel se confronte directement l’architecture car elle en est directement responsable, elle émet près de 50% des gaz responsable de l’effet de serre.

L'urbanisme était traditionnellement basé sur le climat, le confort et la santé, comme on peut le lire dans les traités de Vitruve ou Alberti, qui traitent des expositions au vent et au soleil, des taux d'humidité et des températures. Ces causes fondamentales de l'urbanisme ont été ignorées au cours du 20ème siècle grâce à l'énorme utilisation d'énergie fossile par les pompes, moteurs, réfrigérateurs, systèmes de chauffage et de climatisation qui provoquent aujourd'hui l'effet de serre et le réchauffement climatique. La durabilité et la lutte contre le changement climatique obligent les architectes et urbanistes à revenir sur ces fondements climatiques fondamentaux de l’architecture et d’en faire la matière même de la forme et de la fonction architecturales.

La forme doit suivre le climat.

Le Jardin Météorologique de 0,5 hectares, situé dans la partie nord-est du Parc Central de Taichung à Taiwan, est un exemple de la façon dont nous pouvons baser un espace public sur une géographie climatique et comment utiliser les énergies renouvelable pour en améliorer le confort en créant un microclimat sans carbone.